LEKEU, Guillaume
Guillaume LEKEU est né à Heusy (Verviers) le 20 janvier 1870, il est décédé à Angers le 21 janvier 1894, victime de la fièvre typhoïde.
Guillaume Lekeu ne fut pas un enfant prodige, ni un compositeur précoce, car ses facultés musicales ne s’éveillèrent que vers 14 ans, époque à laquelle il jouait un peu de violon et de piano.
Bien que né à Heusy, c’est à Poitiers où son père, commençant lainier, s’était établi en 1879, qu’il fit de sérieuses études générales. Un déménagement à Paris, une précieuse rencontre avec Théodore de Wyzewa, l’orientèrent vers le mouvement franckiste. Il prit d’abord des leçons avec Gaston Vallin, plus tard des leçons de contrepoint chez César Franck, où l’élève fit place au disciple.
Il entra ensuite en relation avec Louis Kefer, premier directeur de l’école de musique de Verviers qui lui fournira le thème de base du “Chant de triomphale délivrance”. Cette œuvre, exécutée le 13 avril 1890, révélera Guillaume Lekeu à ses concitoyens.
César Franck meurt la même année et Guillaume Lekeu souffrira beaucoup de cette perte. Heureusement Vincent d’Indy rendra au jeune musicien le plaisir d’écrire : Guillaume Lekeu termine un trio et une sonate pour piano, plus une page importante l’”Adagio pour cordes”. En 1891 sa cantate “Andromède” emporte le deuxième Grand Prix de Rome. Au cours des quelques années qui lui restent à vivre, Guillaume Lekeu compose sans arrêt. Il écrit notamment la fameuse sonate pour violon et piano dédiée à Eugène Ysaye, que celui-cui promena dans le monde entier.
Pendant sa courte carrière il composa en outre plusieurs œuvres pour orchestre, des pages de musique de chambre, de piano, de chant, de chœur ainsi que de la musique religieuse.
Dans certaines œuvres Guillaume Lekeu à trouve un accent nouveau. “Il n’était pas simplement un disciple ou un épigone de César Franck, mais un compositeur qui, par ses conceptions harmoniques modernes et par la véhémence de son langage musical, aurait probablement dépassé les limites imposées par les doctrines franckistes et évolué parallèlement à Claude Debussy”. (José Quitin)
[© CeBeDeM]
oeuvres
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Adagio pour quatuor d'orchestre, 1891
orchestre à cordes 00:12:00 -
Andromède, 1891
Soli, choeur et piano 00:00:00 -
Barberine, 1889
orchestre 00:05:00 -
Chanson de mai, 1891
voix moyenne et piano 00:04:00 -
Etude symphonique n°1, 1889
orchestre 00:13:00 -
Etude symphonique n°2 : 2e partie, 1890
orchestre 00:09:00 -
Etude symphonique n°2 : Final, 1890
orchestre 00:03:00 -
Etude symphonique n°2: 1e partie, 1890
orchestre 00:11:00 -
Fantaisie contrapuntique sur un cramignon liégeois, 1890
orchestre de chambre 00:07:00 -
Fantaisie sur deux airs populaires angevins, 1892
orchestre 00:15:00 -
Introduction et adagio, 1892
harmonie 00:00:00 -
Introduction symphonique aux Burgraves, 1889
orchestre 00:23:00 -
L'ombre plus dense, 1883
voix haute et piano 00:03:00 -
Larghetto, 1892
violoncelle et orchestre 00:09:50 -
Larghetto, 1892
violoncelle et piano 00:09:50 -
Les pavots, 1887
voix moyenne et piano 00:00:00 -
Méditation, 1887
2 violons, alto et violoncelle 00:10:00 -
Molto adagio - sempre cantate doloroso, 1887
2 violons, alto et violoncelle 00:11:18 -
Nocturne, 1892
Mezzo-Soprano, piano et quatuor à cordes 00:04:10 -
Nocturne, 1892
Mezzo-Soprano et orchestre 00:04:10 -
Poèmes, 1892
Soprano et piano 00:12:40 -
Quatuor à cordes, 1888
2 violons, alto et violoncelle 00:35:00 -
Quatuor inachevé, 1893
violon, alto, violoncelle et piano 00:28:00 -
Quelque antique et lente danse, 1889
voix moyenne et piano 00:03:00 -
Sonate, 1891
piano 00:20:00 -
Sonate, 1892
violon et piano 00:32:00 -
Sonate, 1888
violoncelle et piano 00:36:00 -
Tempo di mazurka, 1885
piano 00:20:00 -
Thème et variations, 1888
violon, alto, violoncelle 00:16:00 -
Trio, 1891
violon, violoncelle et piano 00:45:00 -
Trois pièces, 1892
piano 00:10:05
